Rainbow Six : Retour vers le futur

Rainbow Six : Retour vers le futur

20 ans, déjà…

 

Alors qu’elle a soufflé sa 20ème bougie le 21 août dernier, la franchise Rainbow Six ne cesse d’éblouir sur la scène vidéo-ludique, et frôle les sommets avec son dernier opus sorti en décembre 2015, Rainbow Six : Siege.

Après des débuts plus ou moins compliqués, Rainbow Six : Siege a su donner des coudes pour se faire une place parmi les plus gros blockbusters et ainsi satisfaire tous les aficionados. Côté professionnel, Rainbow Six enchaîne les performances sur la scène de l’esport avec maintenant pas moins de 3 événements majeurs chaque année.

Alors que le Six Major Paris s’est terminé il y a peu et a rencontré un franc succès, Rainbow 6 France vous propose un voyage dans le temps en explorant les origines de la saga.


Hacklebarbu

 

Tout commence à la fin de l’année 1997, lorsque Tom Clancy, romancier américain, planche sur son livre « Rainbow Six ». Il souhaite transposer ce futur roman sur écran et se lance dans le projet fou de créer le jeu vidéo Rainbow Six. Très emballé par ce projet, il crée la société de développement Red Storm Entertainement, qui sera revendue quelques années plus tard à l’ogre Ubisoft.

En décembre 1998, Red Storm Entertainement, sort le tout premier opus de sa future saga au nom éponyme : Rainbow Six. Inspiré du roman de ce dernier, ce jeu vidéo de type FPS tactique plonge les joueurs au cœur des missions d’une escouade du FBI, spécialisée dans la libération d’otages. La stratégie joue une grande part dans ce titre avec une immersion omniprésente où la communication avant et pendant la mission est primordiale. Toutes les phases du jeu, qu’il s’agisse du choix des coéquipiers, des armes, ou encore de la stratégie, doivent être réalisées avec minutie afin de mener chaque mission à son terme.

Ainsi, vous incarnez l’opérateur John Clark à la tête d’un groupe de lutte anti-terroriste baptisé Rainbow (le « 6 » désignant le chef d’unité dans le jargon militaire) et composé des meilleurs agents de différentes nationalités expert en assaut. Le groupe parcours alors le monde exécutant, ici ou là, de dangereuses missions pour secourir la veuve et l’orphelin.

La prise en main du jeu exigeait une rigueur quasi militaire et offrait une complexité et des détails que l’on pouvait retrouver dans les romans de l’écrivain.

Le jeu se dote d’une extension quelques semaines seulement après sa sortie, offrant ainsi aux joueurs 4 nouveaux agents, de nouvelles armes ainsi que de nouvelles maps en mode entraînement et campagne. Cette mise à jour est surtout focalisée sur le multijoueur, avec de nombreux mode de jeux et l’amélioration de la vue du personnage incarné.

Rogue Spear. Alors que le premier opus a plutôt était bien accueilli par les gamers, Red Storm Entertainement nous sort une deuxième aventure de la série Rainbow Six toujours basé sur l’œuvre de Tom Clancy. Basé sur le même moteur graphique que l’original et présentant un gameplay analogue. L’équipe Rainbow reprend du service avec des missions toujours aussi réalistes où la mise en place tactique est de mise.

Toujours dans la peau de John Clark, ce volet Rogue Spear inventé par Tom Clancy et faisant référence à l’acquisition d’armes nucléaires par une entité non-gouvernementale.

Une première extension intitulée Urban Operations fut commercialisée en avril 2000, toujours développée par Red Storm Entertainment. Celle-ci ajoute huit nouvelles cartes et également cinq cartes améliorées de l’opus original. L’inventaire offre aussi trois nouvelles armes. Initialement développée comme un programme éducatif sur l’historique des unités antiterroristes et de leurs tactiques, Red Storm Entertainment offre une deuxième extension ne nécessitant pas le jeux Rogue Spear et inclus huit nouvelles missions. Enfin, une dernière extension voit le jour développée Red Storm Entertainment et publiée par Ubisoft, intitulée Black Thorn elle inclut neuf nouvelles cartes pour la campagne solo. Originellement prévu en septembre 2001 pour la version américaine, cette extension fut repoussée de quelques mois suite à deux missions où l’action se déroulait dans un aéroport ainsi que dans un avion et faisait trop référence aux attaques du 11 septembre 2001. Cette dernière se dote de six nouvelles cartes multijoueur, dix nouvelles armes, et diverses variations du mode multijoueur.

 

BiOs (Coach Team Vitality) : « J’ai pu jouer à tous les Rainbow Six, du 1er à Rogue Spear sur PC, ainsi qu’à Rainbow Six 3, Lockdown ou les Vegas sur Xbox. J’ai toujours aimé l’ambiance escouade d’assaut et l’aspect tactique de cette licence mélangé à la pureté d’un FPS. Les anciens Rainbow étaient assez différent de Siege, j’y ai clairement passé mes meilleurs moments gaming avec plus de 20 000 heures sur cette licence. »

 


Gotham

Rainbow Six : Raven Shield. 3ème opus de la série, il a été adapté à la fois sur PC, PS2, Xbox (dont la version se nomme « Black Arrow »), et même GameCube.

Dans la version sur PC, le joueur incarne un agent de Rainbow, dont la mission consiste à déjouer les plans d’un homme d’affaires ayant fait fortune en Amérique du Sud.

La version Xbox est quelque peu différente, puisque le joueur entre dans la peau de « Ding Chavez », leader d’une escouade au sein de Rainbow. La spécificité étant la possibilité d’utiliser un casque et de donner des ordres à ses équipiers directement avec la voix. L’immersion et la stratégie étaient donc omniprésentes !

 

 

Rainbow Six : Lockdown. 4ème opus de la licence, il n’y a pas grand chose à dire sur ce dernier qui est considéré comme le plus mauvais (belle entrée en matière, n’est-ce pas ?). Il est sorti sur les mêmes plateformes que son prédécesseur, à savoir PC, PS2, Xbox et GameCube.

Bien plus orienté action que tactique, à l’inverse des autres épisodes, le jeu a été conçu de sorte a être plus rapide et plus accessible aux novices.

Le gameplay se rapproche techniquement plus d’un « Ghost Recon Advanced Warfighter » que d’un autre opus de la licence Rainbow Six.


Karnage

Critical Hour. Il est le 5ème opus de la série « Rainbow Six ». Il est sorti le 14 Avril 2006 sur XboX et PS2. Ça ne nous rajeuni pas tout ça… Le but était d’éliminer les terroristes sur différentes cartes afin de réussir les missions, assisté par différentes unités de différents pays et d’atteindre des boss, tout en sauvant des otages. Un excellent jeu en première personne, mais qui sera suivi par un jeu encore plus énorme.

 

Rainbow Six Vegas, sorti le 12 Novembre 2006 sur PC, PS3, XboX 360 et PsP. Celui-ci possédait un mode histoire, que j’ai adoré personnellement et cet article me donne envie d’y rejouer, ainsi qu’un mode multijoueur. En outre, quatre amis pouvaient se regrouper pour effectuer quelques missions ensemble et éliminer du terroriste à foison ! Vegas est un des Rainbow Six qui a marqué la série, et il fut suivi par Rainbow Six : Vegas 2, un autre jeu magnifique visuellement pour l’époque.

 

Furious (Manager Team Vitality) : « Ce que j’adorais sur Vegas, c’était la dynamique des matchs en règles MLG, des modes à une vie et des modes à spawns. Il fallait être très complet c’était vraiment plaisant à jouer. Et puis il y avait les matchs en élimination, une seule vie, pas d’objectif autre que l’élimination adverse, c’était d’une tension incroyable !« 


Gotham

Rainbow Six Vegas 2. Nous y voilà. Cet opus est réellement spécial pour moi, il est la raison pour laquelle je suis si attaché à cette licence. En effet, ce jeu est le premier FPS sur lequel j’ai posé mes mains. J’avais alors 14 ans, et je ne compte plus les heures passées sur ce jeu merveilleux, jusque tard le soir dans mon lit sur un petit ordinateur portable avec mes écouteurs, en priant pour que mes parents ne me voient pas jouer et me confisquent l’ordinateur.

C’est un FPS tactique, doté d’un scénario très intéressant et bien travaillé, et d’un multijoueur qui n’avait pas à rougir à l’époque ! La différence entre Rainbow Six et des licences FPS comme Call of Duty ou Battlefield, c’est bien le côté tactique du jeu. Il s’agissait déjà d’un 5 V 5, sur différentes maps dont chacune avait ses spécificités. Le jeu possède un système de « couverture » (vous pouvez vous coller à l’angle d’un mur, ou de tout autre objet solide, et ainsi analyser la situation sans vous découvrir), tout en étant également réellement vertical (possibilité d’utiliser le rappel à certains points). Vous aviez également la possibilité de personnaliser votre personnage de la tête aux pieds. L’intérêt était moindre, mais c’est toujours plaisant, d’autant que les choix d’équipements et de couleurs étaient nombreux !

De toute la licence Rainbow Six, il est l’opus qui se rapproche le plus du petit dernier, Siege.

 

Rainbow Six Siege. Est-il vraiment nécessaire de le présenter aujourd’hui, à l’heure où le jeu a dépassé les 35 millions de joueurs ? Pour vous qui nous lisez et ne le connaissez pas, nous allons le faire quand même !

« R6S » est donc un FPS tactique multijoueur compétitif, basé sur du 5 V 5 sans respawn. S’il existe bien une partie solo, elle ne fait office que de tutoriel, en proposant 11 mises en situation (libérer un otage ou le défendre, désamorcer des bombes…) vous confrontant à l’IA. Il y a également un mode « Chasse aux terroristes », vous permettant d’affronter l’IA sur les différents modes et maps du jeu, qui est surtout joué en échauffement avant une partie en ligne.

Et les parties en ligne, c’est bien ce qui nous intéresse le plus.

Le multijoueur est divisé en 2 : match simple ou classé. Le premier vous fera affronter d’autres joueurs sans forcément prêter attention au niveau et au rang, ce qui peut parfois vite tourner au drame ou à la comédie. Il est cependant « obligatoire » d’y jouer jusqu’à atteindre le niveau 20 (en réalité, vous pouvez également atteindre le niveau 20 en ne jouant que contre l’IA, mais il est largement préférable de se mesurer à d’autres joueurs pour progresser), et ainsi débloquer les matchs classés.

Le match classé, donc, vous confronte à des joueurs ayant plus ou moins votre niveau, ceci étant basé sur le système de rang.

Les rangs sont divisés en 6 « groupes » : Cuivre (de 4 à 1, 1 étant le plus haut), Bronze (4 à 1), Argent (4 à 1), Or (4 à 1), Platine (3 à 1) et Diamant. Cela nous donne donc un total de 2 rangs différents, permettant de diviser les joueurs selon leur niveau de jeu. Ainsi, si votre rang est Argent, vous n’affronterez que des joueurs du même rang, ou bien du rang Bronze le plus élevé ou Or le plus bas, la différence n’étant pas réellement notable.

Et pour obtenir ce rang, il vous faudra jouer 10 matchs de placement, dont les résultats détermineront votre rang final. Ainsi, perdre votre 10 matchs vous classera Cuivre ou Bronze, tandis que gagner les 10 vous fera tutoyer le rang Platine. Il faudra ensuite continuer de jouer pour gagner (ou perdre) des points, et donc évoluer (ou régresser) votre rang.


Le mot de la fin.

Aujourd’hui, la franchise R6 a prit une dimension mondiale et peut désormais jouer dans la cour des grands aux côtés de CS:GO. La scène esportive n’a cessé de croître depuis la sortie du jeu et se trouve déjà bien implémentée avec d’énormes structures telles que G2, Ninjas in Pyjamas, Vitality, Millenium, ou encore Faze Clan qui participent régulièrement aux événements majeurs (Pro League, Six Invitational, Six Major…) tout au long des saisons annuelles. L’implication omniprésente d’Ubisoft pour faire de Rainbow Six : Siege un jeu toujours plus compétitif et en permanence à l’écoute de sa communauté, lui promet encore de belles années devant lui. 

Tout ce que l’on souhaite, c’est que cela continue.

Rédigé le 11 septembre 2018 19:37

Gérant Rainbow 6 France, Rédacteur en chef

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